Le reflet éternel
de la mémoire.

Etroitement lié à l’architecture à laquelle il apporte clôture, lumière et sens, le vitrail transforme la tonalité de l’édifice qui l’abrite en un clin d’œil, en fonction des conditions météorologiques, des saisons ou encore du moment de la journée. On peut passer des heures devant une verrière et de nouveaux détails apparaissent en permanence selon la luminosité. Rien que pour cela, le vitrail est magique ! Il ne laisse pas insensible…On ne passe pas devant un vitrail, on s’y arrête !

En matière de vitrail, la Sarthe possède donc un patrimoine exceptionnel qu’il est nécessaire de faire découvrir à tous. Bien évidemment, la cathédrale Saint-Julien du Mans est un joyau dans lequel tous les siècles du vitrail sont représentés, du XIIe siècle avec la verrière de l’Ascension au XXe siècle, avec l’ensemble des cinq vitraux consacrés à Jeanne d’Arc.

Après la période faste de la Renaissance, le vitrail connaît au XVIIe et au XVIIIe siècles un cruel déclin lié à la situation économique de l’époque, au triomphe de l’architecture classique et à un goût nouveau pour la clarté. A cette époque, peu d’œuvres figurées ont été réalisées.

Lors des premières décennies du XIXe siècle, la conjonction du renouveau de la foi catholique, de l’essor démographique et de la redécouverte du Moyen-Âge, favorise la renaissance du vitrail. En 1831, paraît, l’ouvrage de Victor Hugo sur Notre-Dame de Paris qui focalise l’attention du public sur cette période de l’histoire. Dans des édifices agrandis ou reconstruits, de nombreux vitraux ont été installés …Le vitrail est à la mode !

Si la ville du Mans fut considérée comme un haut lieu du vitrail au XIXe siècle, elle le doit notamment à une génération de pionniers bien décidée à relever un formidable défi : retrouver les secrets de fabrication d’un art tombé en désuétude.

Les verrières de cette époque forment un extraordinaire et inépuisable répertoire d’images, qui permettent de saisir des moments majeurs de l’histoire religieuse et nous parlent en même temps des communautés qui en étaient les usagères, contribuant ainsi à écrire l’histoire des mentalités.

Dans le premier quart du XXe siècle, grands magasins, sièges sociaux d’assurances, demeures privées et constructions publiques se dotent d’importantes verrières civiles.

Au XXIe siècle, de magnifiques projets voient le jour, tant religieux que civils. Suite à la fermeture de la fonderie d’Antoigné de Sainte-Jamme-sur-Sarthe en 1986, la commune a acheté les bâtiments restant sur le site, dont l’ancienne centrale de production électrique, devenue Musée. L’association des anciens fondeurs gèrent ce site. Depuis 2007, cinq verrières narrent l’histoire de cette fonderie.

Les dessins de ce superbe ensemble ont été réalisés par Stéphane Arrondeau, confiés au maître-verrier Michel Ducreux pour la réalisation. Une équipe de choc !

Hommage à Stéphane ARRONDEAU